Affaire écoute téléphonique : N. Sarkozy épinglé à nouveau et renvoyé en correctionnelle pour corruption et trafic d’influence

andaleux.» Plusieurs requêtes en nullité sont alors déposées pour faire annuler la totalité de la procédure. Mais dans trois arrêts d’une trentaine de pages, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris validera la quasi-totalité de la procédure visant l’ancien chef de l’Etat. A une seule exception marginale, toutes les interceptions téléphoniques seront finalement jugées exploitables par la justice.

L’affaire Bismuth n’en a pas moins été le théâtre d’une intense guérilla procédurale. Après avoir soulevé en vain la nullité des écoutes, soumis une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), demandé le dessaisissement d’une des juges chargés du dossier et déposé une flopée de requêtes en nullité, les avocats ont fait tout ce que permettait le droit pour torpiller la procédure. «L’information judiciaire, qui a duré trente-deux mois au total, a été paralysée plus de la moitié de ce temps, soit pendant dix-huit mois», souligne d’ailleurs le parquet national financier dans son réquisitoire. Nul doute que Nicolas Sarkozy va désormais puiser dans ses dernières forces et faire appel de l’ordonnance de renvoi signée par les juges. Pour tenter, à défaut d’éviter un procès, d’en retarder encore un peu l’échéance.

Emmanuel Fansten

  • 5
  •  
  •  
  •  
  •  
    5
    Partages
  • 254
    Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :