Guinée : fin de mandat pour “Conakry comme capitale mondiale du livre”

Ce mois d’avril 2018 marque la fin du mandat pour la capitale guinéenne “Conakry comme capitale mondiale du livre” après une année d’actions littéraires et culturelles intenses dans tout le pays.

Durant cette année, la capitale guinéenne a été le rendez-vous des échanges entre les hommes de culture et de lettres ainsi qu’entre les décideurs politiques dans le cadre de la promotion du savoir et du savoir-faire à travers les livres et les autres ouvrages scientifiques publiés à travers le monde.

Grace à l’accompagnement du gouvernement guinéen et des partenaires techniques, culturelles et scientifiques comme l’UNESCO, la Guinée a développé plusieurs activités d’ordre cultuel, scientifique, touristique et artistique visant à poser les problématiques de la lecture, de l’alphabétisme et d’accès aux livres, dans le processus de développement socio-économique des pays africains.

Avec un taux d’analphabétisme estimé à plus de 65%, la Guinée reste encore confrontée aux difficultés pour la promotion du livre et à l’appropriation des idées et des savoirs scientifiques et technologiques contenus dans les livres.

Et c’est pourquoi, l’une des actions phare de l’évènement “Conakry capitale mondiale du livre pour 2017” était l’adoption par le gouvernement guinéen d’une politique nationale du livre.

Cette dynamique permettra désormais aux autorités politiques et à tous les acteurs de la composante sociale guinéenne de faire du livre un outil de connaissance et un pilier du développement de la guinée avec le changement des mentalités.

Tout en distribuant des millions de livres et des ouvrages dans les écoles guinéennes durant l’année 2017, le commissariat général de Conakry capitale mondiale du livre a aussi implanté des milliers de points de lecture dans les villes du pays dans le but de faciliter l’accès au livre pour le grand public.

Toutefois, dans une communication lundi à la télévision publique, le président guinéen Alpha Condé a fustigé le fait que les ouvrages édités en langues nationales du pays n’ont pas connus une véritable promotion durant cette année de rencontre littéraire et culturelle dans le pays.

Pour le chef de l’Etat, la promotion des livres en langues nationales va faciliter la “culture et la compréhension des ouvrages pour les guinéens qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisés à l’école du colon français”.

Il a tout de même souligné que son gouvernement ne ménagera aucun effort pour faire de Conakry, capitale africaine du Livre, à l’image du Bamako, d’Abidjan, de Ouagadougou ou encore Brazzaville, qui abrite annuellement chacune des grands évènements culturelles, artistiques.

En avril 2017, la Guinée a reçu le flambeau de capitale mondiale du livre du maire de la ville Wroclaw de Pologne. Et ce mois d’avril 2018, la Guinée passe le même flambeau à Athènes, la capitale grecque qui devient la Capitale Mondiale du Livre 2018.

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