Insolite : on a volé le trophée de la coupe du monde de football !

Mais c’était en 1966, à Londres… Et les circonstances dans lesquelles il fut retrouvé sont rocambolesques.

Cette semaine, le monde entier aura les yeux rivés sur la Russie, qui accueille l’édition 2018 de la coupe du monde de football. Les joueurs de Didier Deschamps tenteront d’y glaner une seconde étoile, symbole d’un nouveau titre après celui de la bande à Zizou en 1998.

La sécurité y occupera une place centrale. Et pas seulement pour les joueurs ou le public. Car le trophée qui pèse plus de 6 kg est composé à 75% d’or fin. De quoi attirer bien des convoitises.

D’autant que ce ne serait pas la première fois que l’objet de rêve est dérobé par des as de la cambriole.

Petit retour en arrière. Plus précisément, en 1966. L’Angleterre s’apprête à recevoir (et à remporter) la coupe du monde de football.

A cette époque, le trophée se nomme “coupe Jules-Rimet”, du nom du Français qui a initié la compétition mondiale en 1929.

Six mois avant le coup d’envoi, la fameuse coupe – la Victoire ailée – est présentée au Westminster Central Hall, de Londres. Une exposition consacrée à la philatélie et au sport complète la manifestation.

Mais le dimanche 20 mars, entre 11 heures et midi, durant l’office religieux, des cambrioleurs profitent de la fermeture des lieux pour forcer une porte et dérober le trophée. La honte menace de s’abattre sur tout le royaume.

Scotland Yard dépêche illico des détectives. Blanc comme un linge, l’assureur promet une prime de 3.000 livres sterlings pour toute information.

On recherche un homme d’1,77 m, le teint jaune, les cheveux noirs. Il arbore une cicatrice au visage.

Six jours plus tard, l’analyse d’une lettre de rançon permet au Yard d’arrêter un certain Edward Walter Bletchley. La coupe Jules-Rimet, elle, demeure introuvable. Aurait-elle déjà été fondue ?

Le flair des limiers britanniques n’a pas de limite. Mais celui des chiens de sa Très gracieuse majesté n’a rien à leur envier.

Quarante-huit heures après cette interpellation, en pleine promenade dans un jardin de la banlieue de Londres, Pickles (Cornichon, en français, NDLR), tire sur sa laisse pour aller renifler un buisson avec insistance.

Son maître, David Corbett le suit et découvre un paquet soigneusement ficelé dans un vieux journal. Le précieux trophée venait d’être retrouvé… par un chien !

Néanmoins, l’histoire rocambolesque du trophée du sport le plus pratiqué au monde n’est pas tout à fait terminée.

En 1970, le Brésil de Pelé remporte la compétition pour la troisième fois. Il est autorisé à conserver à vie la coupe Jules-Rimet (Ce qui explique la création du trophée actuel, NDLR).

Mais, source universelle de convoitise, la coupe est dérobée à nouveau en 1983, alors qu’elle était exposée au siège de la Fédération brésilienne de football, à Rio de Janeiro.

Aucun Cornichon n’a, depuis, pu poser sa truffe humide dessus…

 

Source: LE NOUVEAU DÉTECTIVE

  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 211
    Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :