Coupe du Monde 2018: France – Croatie (4-2) : L’efficacité, plus sûr chemin vers l’éternité

COUPE DU MONDE – L’équipe de France a conquis son deuxième titre mondial, dimanche à Moscou en battant la Croatie (4-2). Les Bleus ont raté la première moitié de leur finale, avant de s’envoler et de s’appuyer sur les forces qui l’avaient abandonnées lors de l’entame du match. La Croatie a fini par plier.

Le jeu : À l’envers et pas complètement à l’endroit

Didier Deschamps avait trouvé son équipe dès le Pérou. Il s’est accroché à elle, jusqu’au bout. Mis à part face au Danemark, déjà au Loujniki (0-0), et contre l’Uruguay (2-0), en raison de la suspension de Matuidi, DD a fait toujours confiance aux mêmes. Si son onze avait répondu présent, dominé dans l’impact et fait preuve d’une solidité à toute épreuve lors des tours précédents, les Bleus ont peiné au pire moment.

Face à la Croatie, les Tricolores ont souffert le martyr, techniquement et physiquement lors d’une première période quasiment miraculeuse et terminée avec un avantage au score. À la reprise, les Bleus ont eu un mérite. Hausser (un peu) leur niveau de jeu et s’appuyer sur leurs forces qui n’allaient pas tarder à mettre en exergue les soucis croates à venir. Kylian Mbappé et l’efficacité bleue a fait le reste.

Les joueurs : Griezmann, c’est de l’or

On ne sait pas s’il aura droit à son petit Ballon d’Or en décembre. Mais Antoine Griezmann s’en fout. Il a déjà une Coupe du monde sur sa cheminée. Et il a grandement contribué au triomphe bleu. Buteur et passeur, le joueur de l’Atlético fut le meilleur joueur de cette finale, un peu devant Kylian Mbappé qui a pris le relais en seconde période pour faire exploser la Croatie.

Quand les choses n’allaient pas bien, Samuel Umtiti a aidé le navire à rester à flot. N’Golo Kanté, sorti après la pause, a vécu sa pire journée du Mondial. Il méritait mieux pour l’ensemble de son œuvre. Même chose pour Hugo Lloris, qui s’est troué et a laissé espérer les Croates.

Le facteur X : L’irrationnel

Didier Deschamps qui connaît mieux le jeu que quiconque en avait parlé hier en conférence de presse. L’irrationnel et l’imprévisible pouvaient aussi être un acteur de cette finale. Il l’a été. De ce but de Mandzukic à cette boulette XXL en passant par la VAR, la finale 2018 de la Coupe du monde aura été l’une des plus illisibles. Mais quelle saveur.

La stat : 4

Aucune équipe n’avait plus marqué quatre buts en finale de la Coupe du monde depuis… l’exceptionnel Brésil de 1970, qui avait étrillé l’Italie (4-1). On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres…

La décla :

La question : Cette finale, on en fait quoi ?

Dire que les Bleus ont raté leur finale serait un comble alors qu’ils l’ont gagnée. Mais, sur le fond, elle n’a pas été réussie non plus et on a longtemps eu peur qu’elle se termine plus mal que ça. Parce que, comme s’ils avaient perdu tout ce qui faisait leur force depuis le Pérou, les Français se sont retrouvés privés de leurs pouvoirs magiques durant quarante-cinq bonnes minutes. Sauf un : son efficacité d’exception, au sens propre du terme.

La suite, malgré la boulette inexplicable de Lloris, a été bien plus maitrisée. Parce qu’à partir du moment où la Croatie a commencé à baisser de pied, la France a joué sur ses forces habituelles, sa faculté à piquer en contres, avec la bombe sur pattes Kylian Mbappé. Ce champion du monde 2018 restera comme celui de l’efficacité quand 1998 avait sacré la solidité. A l’arrivée, un même bonheur. Une même place au Panthéon des éternels.

De notre envoyé spécial à Moscou, Maxime DUPUIS

Kylian Mbappé
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