Père incestueux et assassin, Denis Mannechez condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

C’était la troisième fois que Denis Mannechez comparaissait devant une cour d’assises. Les deux premières fois, il avait été jugé pour inceste. Cette fois-ci, c’était pour un double homicide, dont le meurtre de sa fille et amante…

Les faits remontent au mardi 7 octobre 2014. Denis Mannechez, armé d’un pistolet, déboule au garage Tenzo-Auto à la sortie de Gisors (Eure). Il est 19h. Pour Frédéric Piard, le patron de l’établissement, il est grand temps de fermer boutique. Mais dans le hangar, surgit soudain cet intrus qui pointe son arme sur lui… Aucune chance de s’en sortir: le coup de feu part, la balle traverse l’épaule et se loge dans les poumons. Frédéric meurt sur le coup.

Mannechez n’en a malheureusement pas fini. Il file ensuite à la rencontre de sa fille, Virginie. Celle-ci est en train de garer une dépanneuse. Une nouvelle détonation claque. La jeune femme de 33 ans s’effondre sur le volant. Elle vient de recevoir une balle dans la tempe. Enfin, en guise de dernier acte à cette tragédie familiale, le tueur colle le canon de son arme contre son crâne. Puis il presse la détente. Une dernière fois.

Peut-être Mannechez pensait-il alors quitter ce monde? Si telle était son intention, c’est raté. Sauvé in extremis aux urgences de Rouen, il se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant et a perdu l’usage de la parole. Cependant, malgré ce lourd handicap, les experts l’ont jugé apte à comparaître devant les assises de l’Eure, en ce mois de décembre, quatre ans après les faits.

Pendant trois semaines, l’accusé a utilisé une tablette électronique pour s’exprimer.

Denis Mannechez jugé pour la troisième fois ©DR

Ce n’est pas la première fois que Denis Mannechez comparaît devant une cour d’assises. Pendant plus de 15 ans, cet homme a en effet entretenu une relation incestueuse quasi continue avec sa fille aînée, Virginie.

Nous sommes à la fin des années 1990. Virginie est à peine pubère quand sa propre mère l’invite à pratiquer une première fellation à son père. Toujours avec la complicité de sa femme, Mannechez ne tarde pas non plus à avoir des relations sexuelles avec sa fille cadette. C’est cette dernière, d’ailleurs, qui en 2002 décidera de porter plainte pour viol… avant de se rétracter.

Lors des deux procès qui s’ensuivent, les jurés assistent à des scènes hallucinantes. Les deux filles se démènent pour innocenter leur père. “Non, nous n’avons pas été violées !”, clament-elles. “Nous étions consentantes, on a couché avec lui parce qu’on l’aime!”.  

En l’appel en 2012, Mannechez écope de deux ans de prison ferme, une peine déjà couverte pas sa détention provisoire. Il ressort donc libre du palais de justice.

Notons qu’entre les deux procès, il a même fait un enfant à Virginie et tous deux repartent ainsi, main dans la main, s’installer ensemble.

Denis et Virginie montent alors un garage dans l’Oise. Ils  semblent filer un parfait amour avec leur petit garçon qui ignore tout de sa filiation. On les croise à la chasse, aux terrasses de café. Mais la belle façade de leur relation finit par se fissurer.

En 2013, le garage dépose le bilan et Virginie trouve un travail chez un concurrent : Frédéric Piard. La jeune femme finit par emménager avec son enfant dans un petit appartement inoccupé au dessus du garage de Frédéric.

En début de semaine, Denis Mannechez a reconnu sa responsabilité: “Virginie … je l’ai tué par égoïsme (…) et dans cette folie meurtrière, j’ai tué un jeune chef de famille exemplaire. Je dois vivre avec cela aussi“.

Hier, le tribunal a livré sa sentence : la réclusion criminelle à perpétuité. L’accusé a indiqué qu’il ne ferait pas appel.

Source: Le nouveau détective

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