Bénin : Réunion extraordinaire des chefs d’Etat membres de la CEDEAO sur la crise

Ne tendons nous pas vers un autre similacle de la mésaventure de Michel Djotodjia à la tête de la Centrafrique ?

L’histoire est têtue mais l’oublier constitue un grand danger pour la postérité. Le professionnel des médias étant un prophète non investi du fait qu’il prédit le futur, les gens ont alors intérêt à s’inspirer de nos analyses au lieu de nous prendre en adversité. Comme j’ai toujours l’habitude de le dire, la diplomatie, c’est la trahison, la duperie et le mensonge. Les dignitaires du nouveau départ doivent s’inscrire dans une nouvelle dynamique diplomatique pour ne pas se mordre les doigts à la suite des résolutions qui sortirons du conclave du samedi prochain à Abuja. Car les différents participants à cette réunion ne leur feront aucun cadeau.

En de pareille situation, lorsqu’il est établi contre un régime invité à la barre les faits accablants de crimes ayant suscité des morts de la population qu’ils ont la responsabilité de gouverner, la probabilité de prononcer leur déchéance et de mettre un terme à leur gouvernance est très forte. Dans la crise qui a secoué les Seleka et les Balaka en Centrafrique, Michel Djotodjia qui a pris le pouvoir de la Centrafrique à la suite d’un coup de force des mains de François Bozize a été invité dans les mêmes conditions comme ce qui se pointe à l’horizon par la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale tenue au Tchad. Alors qu’il était venu en tant que chef d’Etat de la Centrafrique, à la fin de la réunion et après évaluation des crimes par les participants à cette réunion, Michel Djotodjia a été déchu et contraint à l’exil. Nous voici à l’ère du nouveau départ au Bénin où à la suite des élections législatives exclusives, les soulèvements post électoraux ont dégénéré et ont occasionné l’usage des armes de guerre contre la population. Une situation qui a provoqué l’indignation de la communauté internationale.

Après étude des différentes plaintes parvenues à son niveau par rapport à cette crise, la CEDEAO a invité les dignitaires actuels du Bénin à Abuja pour expliquer ce qui s’est réellement passé devant ses différents membres. Certains citoyens soucieux du développement de ce pays se demandent si nous ne nous tendons pas vers le cas Djotodjia ? Car le Bénin qui était toujours considéré comme étant un pays référentiel de la démocratie en Afrique, son basculement en mode dictature tyrannique continue de désoler tous les décideurs de la planète. Que les résolutions issues d’Abuja constituent alors un retour à la norme de la chose démocratique au Bénin. Car le peuple ne mérite pas son sort actuel

Justin Houessou Sonon
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