Football: De la 40e à la 31e place : Un tournant pour Pavard, Areola enfin libre

TOP 50 – Avant le coup d’envoi des hostilités, la rédaction d’Eurosport a dressé son Top 50 des acteurs du football qui vont faire parler d’eux dans cette saison 2019-2020. Avec, en ligne de mire, un Euro 2020 qui promet. Deuxième volet de notre sélection ce mardi avec la promesse Dimitri Payet, le curieux choix de Nabil Fekir ou le tournant pour Benjamin Pavard.

De la 40e à la 31e place : Un tournant pour Pavard, Areola enfin libre

Par Eurosport

Le 30/07/2019 à 16:10Mis à jour Le 31/07/2019 à 08:33

TOP 50 – Avant le coup d’envoi des hostilités, la rédaction d’Eurosport a dressé son Top 50 des acteurs du football qui vont faire parler d’eux dans cette saison 2019-2020. Avec, en ligne de mire, un Euro 2020 qui promet. Deuxième volet de notre sélection ce mardi avec la promesse Dimitri Payet, le curieux choix de Nabil Fekir ou le tournant pour Benjamin Pavard.

40e : Dimitri Payet

Quelque chose nous dit que Dimitri Payet est de retour. A force, on connaît la chanson : Payet, c’est un coup oui et un coup non. Sa saison passée fut apocalyptique, celle qui arrive s’annonce donc grandiose selon le théorème développé par le Réunionnais. L’arrivée d’un nouveau coach et une préparation réussie le lancent parfaitement. La situation tournait au vinaigre avec Rudi Garcia et Payet est un affectif. Si André Villas-Boas lui témoigne la confiance dont il a besoin, il peut redevenir le facteur X du club phocéen. L’OM a besoin d’un grand Payet et, quand il est au top, peu de joueurs rivalisent avec le 17e du Ballon d’Or 2017. Il ne faut jamais enterrer l’international français. Car c’est à ce moment précis qu’il est le plus redoutable.

39e : Benjamin Pavard

Ce fut une bien curieuse année pour Benjamin Pavard, champion du monde en perdition chez un Vfb Stuttgart à la dérive et désormais en deuxième division allemande. Le latéral droit des Bleus a connu l’enfer de la relégation et, pourtant, l’immense Bayern Munich lui a tendu la main. Pavard n’est-il qu’un tube de l’été, 2018 en l’occurrence, ou a-t-il les épaules pour s’imposer dans l’un des plus grands clubs du monde ? Cette saison répondra aux interrogations qui entourent son début de carrière. Pour l’équipe de France, il vaudrait mieux que tout se passe bien pour lui. Car, à droite, les candidats à sa succession ne se bousculent pas et, à onze mois de l’Euro, il apparaît toujours comme le seul recours possible.

Benjamin Pavard sous le maillot du Bayern

Benjamin Pavard sous le maillot du BayernGetty Images

38e : Alphonse Areola

Cette fois, a priori, la voie est libre. Après des années de concurrence plus ou moins loyale avec Gianluigi Buffon et Kevin Trapp, Alphonse Areola sera le titulaire indiscutable de la cage parisienne cette saison. Paris lui confie enfin les clés du camion et mise sur l’enfant du club. A 26 ans, il était temps. Des doutes entourent encore son niveau réel mais il a pu, par le passé, être fragilisé par la présence de pointures sur la touche. Thomas Tuchel ne veut pas revivre la même instabilité à un poste clé. Areola a sa confiance, à lui de ne pas la trahir. Cet exercice doit être celui qui le propulse parmi les références du poste et comme le successeur naturel d’Hugo Lloris dans les années qui viennent. Le défi est grand pour Areola.

37e : Kevin de Bruyne

L’an dernier, à la même époque, Kevin de Bruyne faisait partie de la crème de la crème. Après une saison sensationnelle, le Belge marchait sur la Premier League. Mais entre août 2018 et mai 2019, KdB a raté 29 matches à cause de blessures diverses et variées. Son statut en a pris un coup. Mais il reste un joueur à part, en témoigne ses trois passes décisives en quart de finale de C1 face à TottenhamManchester City n’a jamais gagné la Ligue des champions, la Belgique n’a jamais gagné le moindre titre international et on se dit assez facilement que ce pourrait être l’année de De Bruyne, maître à jouer des deux formations si ambitieuses cette année, si son corps le laisse en paix.

Kevin De Bruyne

Kevin De BruyneGetty Images

36e : Nabil Fekir

Son transfert est sans doute l’un des plus surprenants de l’été. Nabil Fekir a choisi de snober la Ligue des champions pour rejoindre le 10e de Liga, le Betis Séville. Choix curieux, trajectoire improbable : celui qui devait rejoindre Liverpool en 2018 a quitté l’OL par la porte de derrière pour un club espagnol de milieu de tableau. Mais le challenge reste alléchant. Parce que c’est Nabil Fekir, un des joueurs les plus excitants malgré ses problèmes récurrents au genou. Et le voir évoluer dans un championnat où il aura une plus grande liberté de mouvement sera assurément passionnant. Son exil à Séville l’éloigne a priori de l’équipe de France. Mais s’il casse tout en Espagne, Didier Deschamps, qui le tient en haute estime, ne l’oubliera sûrement pas dans ses 23 du mois de mai.

35e : Samuel Umtiti

Qui sera titulaire dans l’axe au Barça aux côtés de l’inamovible Piqué ? Matthijs de Ligt a choisi la Juventus Turin et ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour Samuel Umtiti. Le champion du monde a reculé d’un cran dans la hiérarchie l’an passé au profit d’un Clément Lenglet très solide et sa carrière a connu ses premières turbulences. Qu’en sera-t-il cette saison ? L’enjeu est grand pour lui, bien sûr, mais pour les Bleus aussi que Lenglet a rejoint en mai dernier. Jusqu’ici, Umtiti a conservé la confiance de Didier Deschamps mais son statut s’est forcément fragilisé avec sa mise au ban en Catalogne. Cette année, Umtiti a bénéficié d’une préparation complète, son genou semble tenir et les deux Français luttent à armes égales. Le duel s’annonce palpitant.

34e : Ole Gunnar Solskjaer

Quand la chute de Manchester United prendra-t-elle fin ? Incapable de se relever du départ de Sir Alex Fergusonen 2013, le géant mancunien n’a plus soulevé le titre natonal depuis. Fâcheux pour le club le plus titré de l’histoire du championnat anglais. Après les échecs MoyesVan Gaal et Mourinho, United a décidé de revenir à ses racines en confiant son destin l’hiver dernier à Ole Gunnar Solskjaer. Des débuts réussis ont poussé ses dirigeants à le prolonger à grand frais. Peut-être un peu tôt au regard des résultats du printemps, nettement moins enthousiasmants… L’espoir d’un regain mancunien repose donc sur les épaules de l’ancien “supersub”. Peut-être sans Paul Pogba mais avec un effectif qu’il a eu matière à recalibrer légèrement cet été. Les attentes sont grandes. Les possibles conséquences d’un échec aussi…

33e : Harry Kane

Toujours placé, jamais gagnant. Harry Kane a 25 ans, déjà une belle carrière mais un palmarès totalement vierge. A l’image de Tottenham ou de l’équipe d’Angleterre, la star des Spurs et de la Three Lions collectionne les places d’honneur : vice-champion d’Angleterre (2017), finaliste de la Ligue des champions (2019) et demi-finaliste du Mondial russe. Son club et sa sélection sont plein d’ambition à l’aube de cette nouvelle saison, le 10e du dernier Ballon d’Or les incarne mieux que personne lui qui ne cesse d’affoler les compteurs. Sa blessure en fin de saison dernière n’est qu’un mauvais souvenir et il est temps pour lui de soulever son premier trophée.

32e : Vinicius

2019/2020 : la saison où il doit tout casser. Après une année d’apprentissage plombée par les résultats en berne du Real et une rupture du ligament du genou en mars, Vinicius, 19 ans, repart en campagne pour marcher sur la Liga. Malgré des circonstances largement défavorables l’an passé, la merveille brésilienne a réussi à semer d’alléchantes promesses. Il a souvent ébloui le Bernabeu même s’il lui reste à conclure ses raids de génie. Vinicius bénéficie de l’entière confiance de Zindine Zidane et débutera la saison comme titulaire sur l’aile droite. Flanqué d’Eden Hazard et Karim Benzema, il doit participer à la reconstruction d’un Real Madrid bringuebalant depuis son arrivée. “Quand vous verrez jouer Vinicius, vous oublierez Mbappé“, écrivait As lors de sa présentation en 2018. Le Brésilien est encore loin du champion du monde. A lui de soutenir la comparaison désormais. C’est lui qui incarne le futur du Real. Jusqu’à l’été prochain au moins…

31e : Jürgen Klopp

Il a enfin touché son Graal après l’avoir vu tant de fois lui filer sous le nez. Liverpool est champion d’Europe et Jürgen Klopp en est le principal architecte. Le coach allemand fait désormais partie des plus grands et conteste le titre de meilleur coach de la planète à Pep Guardiola. Leur affrontement en Premier League sera une des grandes attractions de la saison. Après avoir conquis l’Europe, les Reds s’attaquent à une mission au moins aussi périlleuse et peut-être plus glorieuse encore : reconquérir l’Angleterre pour la première fois depuis 30 ans (1990, dernier titre de champion) et effacer les traumatismes de 2014 et 2019. Klopp est déjà une légende à Liverpool, il deviendrait un dieu vivant.

Textes : Martin MOSNIER et Cyril MORIN

Jürgen Klopp et le trophée de la Ligue des champions
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