Football: De la 50e à la 41e place : Le défi de Ndombélé, l’inconnue Benedetto

TOP 50 – Avant le coup d’envoi des hostilités, la rédaction d’Eurosport a dressé son Top 50 des acteurs du football qui vont faire parler d’eux dans cette saison 2019-2020. Avec, en ligne de mire, un Euro 2020 qui promet. Premier volet de notre sélection ce lundi de la 50e à la 41e place avec la sensation João Félix, l’indémodable Karim Benzema ou encore l’ambitieux Jean-Michel Aulas.

50e : João Félix

De quel bois est fait João Félix ? Personne ne le sait encore. Après une petite saison chez les pros, la nouvelle merveille du football portugais va devoir affronter d’immenses responsabilités. A lui de faire oublier Antoine Griezmann à l’Atlético de Madrid et justifier le montant déraisonnable de son transfert (126 millions d’euros) qui a fait de lui le 4e joueur le plus cher de l’histoire ! A ce prix-là, il lui sera bien compliqué de justifier un rendement moyen. A 19 ans seulement et après 44 matches sous le maillot du Benfica, le défi est immense. Si tout se passe comme prévu, son année se terminera par sa première grande compétition internationale : l’Euro 2020. João Félix incarne jusqu’ici le futur des champions d’Europe. Tout l’enjeu est de savoir s’il peut, dès cette saison, s’inscrire dans leur présent.

49e : Tanguy Ndombélé

Une année palpitante. Tanguy Ndombélé est face à un double défi qui dessinera la suite de sa carrière. Cet été, l’ancien Lyonnais a eu l’intelligence de s’engager dans un club médian. Tottenham, en dépit de sa finale de Ligue des champions, n’est pas encore le Real ou le Bayern. Mais il va devoir s’imposer dans un effectif riche et dans le meilleur championnat du monde. Plus gros investissement de l’histoire des Spurs au moment de sa signature (65 millions d’euros), le milieu de terrain a grandi d’un coup. Briller en Premier League pourrait aussi lui permettre de s’enraciner chez les Bleus où il fut l’un des rares nouveaux à donner satisfaction depuis le sacre russe. Si tout se passe comme prévu, sa saison s’achèvera à l’Euro. Il n’est, pour l’instant, qu’un recours chez les champions du monde. Mais comme tout va très vite pour lui, il ne faut absolument rien s’interdire avec Ndombélé.

Tanguy Ndombélé

Tanguy NdombéléGetty Images

48e : Takefusa Kubo

Il est arrivé sur la pointe des pieds au Real Madrid, simplement devancé par une réputation flatteuse. Takefusa Kuso, le “Messi japonais”, devait, à 18 ans, se faire les dents en équipe réserve. Mais lors du stage de préparation des Merengues à Montréal, le jeune Nippon a agréablement étonné le staff madrilène. Selon AS, Zinedine Zidanesongerait même à l’intégrer dans le groupe professionnel. Et si Kubo, également dragué par le Barça et le PSG, n’était pas qu’un coup marketing pour séduire le marché asiatique ? Et si celui qui a impressionné avec le Japon lors de la Copa América se faisait une place aux côtés de Benzema, Vinicius et Hazard pour animer l’attaque du Real ? La destinée serait improbable pour celui qui défendait encore les couleurs du FC Tokyo l’an passé. L’histoire serait retentissante pour ce jeune Japonais formé… à la Masia. Et si on tenait là la belle histoire de cette saison 2019-2020 ?

47e : Stéphanie Frappart

Elle a essuyé les plâtres, avec aplomb et beaucoup de sérénité, le 29 avril dernier lors d’AmiensStrasbourg. Et il semblerait que le coup d’essai, transformé en coup de maître, a convaincu. La saison prochaine, Stéphanie Frappart, première femme à arbitrer un match de Ligue 1, officiera dans l’élite pour l’ensemble de l’exercice. Une petite révolution 23 ans après Nelly Viennot, première femme à arbitrer sur la ligne de touche en Division 1. Les lignes bougent et, même si la Ligue 1 a deux ans de retard sur l’Allemagne qui a confié un de ses sifflet à Bibiana Steinhaus dès la saison 2017, on ne peut que se féliciter d’une initiative qui pourrait susciter quelques vocations. Quelques mois après le succès retentissant du Mondial en France, la place des femmes dans le football ne cesse de croître. Et Stéphanie Frappart va l’incarner mieux que personne cette saison.

Stephanie Frappart

Stephanie FrappartEurosport

46e : Moïse Kean

19 ans et déjà un énorme poids sur les épaules, Moïse Kean est un symbole. Symbole d’une Italie qui se cherche de nouveaux héros depuis les retraites de De Rossi ou Totti. Absente de la Coupe du monde 2018, une première depuis 60 ans (!), la Squadra Azzura a traversé l’une des pires périodes de sa glorieuse histoire. Pour se refaire la cerise, elle compte sur sa jeune garde incarnée par un jeune homme encore vert : Moïse Kean. Cette saison doit d’abord le propulser parmi les attaquants qui comptent en Serie A (voire en Premier League s’il cède aux sirènes anglaises). Jusqu’ici, il joue peu mais il marque beaucoup (7 buts en 17 matches l’an passé, 2 en 3 sélections). Dans une attaque à la hiérarchie floue, Kean doit faire son trou pour s’offrir sa première grande compétition internationale en juin : l’Euro. Il est un des plus grands espoirs de sa génération. L’Italie se cherche de nouvelles raisons d’espérer. Et si c’était pour cette année ?

45e : Dario Benedetto

Ce sera probablement à lui de supporter un poids énorme. Un double poids même : celui de la recrue star de l’été olympien et celui de successeur de Mario Balotelli. Dans l’éternel dossier du grand attaquant, Dario Benedetto devrait succèder à Kostas Mitroglou et, donc, à l’international italien. Jusqu’ici, sa carrière le rapproche davantage du Grec ce qui ne rassurera guère le Vélodrome. Insatiable buteur de Boca Juniors, il va vivre à 29 ans sa première expérience en Europe. Une trajectoire qui interroge au moins autant que son état physique. Victime d’une rupture du ligament croisé du genou en 2017, Benedetto a vu ses statistiques drastiquement baisser depuis. Est-il l’attaquant miracle que l’OM cherche depuis le départ de Bafétimbi Gomis ? La saison de Marseille pourrait en dépendre.

Darío Benedetto (Boca Juniors)

Darío Benedetto (Boca Juniors)Getty Images

44e : Frank Lampard

Qui incarne mieux les succès de Chelsea que Frank Lampard, le meilleur buteur de son histoire, trait d’union avec John Terry des plus belles années du club londonien ? Petite révolution cet été, la légende des Blues est revenue au bercail mais sur le banc cette fois-ci. Résistera-t-il à la lessiveuse Abramovitch qui a consommé douze entraîneurs depuis 2007 ? A Stamford Bridge, Lampard est en terrain conquis et ses débuts réussis sur le banc à Derby County dessinent une carrière pleine de promesses. Mais Chelsea est interdit de recrutement (le club anglais a fait appel auprès du TAS) et a perdu Eden Hazard cet été. La tâche est ardue pour un coach qui devra avant tout faire grandir ses jeunes talents (Ruben Loftus-Cheek et Callum Hudson-Odoi). Avec Lampard, Chelsea renoue avec ses racines, son passé. Une vraie nouveauté pour un club qui s’inscrit enfin dans sa propre histoire. Et on a hâte de voir ce que cela donne.

43e : Karim Benzema

Le Real change d’ère mais lui est toujours là. Fidèle au poste et immuable avant-centre du plus grand club du monde. Karim Benzema est un indispensable et si les Madrilènes ont investi sur une pointe cet été (Luka Jovic), Benzema reste bien le patron et la référence du poste. Eden Hazard et Vinicius Junior seront chargés de l’alimenter en munitions. Rare satisfaction de la pâle saison madrilène, Benzema, pour son onzième exercice sous le maillot blanc, aura la lourde tâche de faire renaître les ambitions du Real. Il pourra compter sur le soutien indéfectible de son coach et plus fidèle admirateur, Zinedine Zidane. Même en pleine révolution, Benzema reste un point d’ancrage de l’immense Real Madrid.

42e : Jean-Michel Aulas

Si l’arrivée de Juninho et les pleins pouvoirs accordés à l’ancienne idole de Gerland semblent avoir délesté Jean-Michel Aulas d’une partie de ses prérogatives à l’OL (comme le choix du coach par exemple), il serait bien naïf d’imaginer le président des Gones se retirer des affaires courantes. JMA est trop important à Lyon et à la Fédération pour passer une saison loin des décisions qui influent sur le football français. Et le 18 mars 2020 prochain, l’assemblée fédérale de la FFF élira son nouveau président. Noël Le Graët ne briguera pas un nouveau mandat. Les candidats à sa succession ne sont pas légion. Aulas a rejoint le comité exécutif de la FFF en 2017 et pourrait être tenté de faire le grand saut. En mars dernier, dans les colonnes de L’Equipe, il évoquait pour la première fois sa succession à la tête de l’Olympique Lyonnais. Jusqu’ici, il a toujours nié briguer la présidence de la FFF. Mais JMA est toujours excellent pour brouiller les pistes.

Jean-Michel Aulas et Juninho

Jean-Michel Aulas et JuninhoGetty Images

41e : Manuel Neuer

Il n’y a pas si longtemps, il figurait sur le podium du Ballon d’Or (2014). Alors champion du monde, vainqueur de la Ligue des champions (2013) et meilleur gardien de la planète très loin devant la concurrence, Manuel Neuer régnait tranquillement sur son royaume. Sauf qu’une vilaine blessure, une fracture du métatarse en avril 2017 et une rechute quelques mois plus tard, ont tout fichu en l’air ou presque. Neuer n’est plus que l’ombre du génial portier qu’il était, le Bayern n’a plus atteint une finale de C1 depuis six ans et l’Allemagne, sortie dès le premier tour du dernier Mondial (une première), est en pleine crise. Cette saison sera charnière pour le colosse, son club et sa sélection. D’autant que Marc-André ter Stegen, son encombrante doublure, ne va pas patienter indéfiniment sur le banc de la Mannschaft. A 33 ans, cette saison ressemble à celle de la dernière chance pour la légende bavaroise.

Textes par Martin MOSNIER

Manuel Neuer

Source: Eurosport

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