Football: Les notes des Bleus : Coman, l’ouragan

MATCHES AMICAUX – En l’absence de Kylian Mbappé, Kingsley Coman s’est chargé de mettre une pagaille incroyable dans la défense albanaise. Auteur d’un doublé, le Munichois a plané sur la rencontre. Bien aidé par un Raphaël Varane et un Antoine Griezmann inspirés.

Hugo Lloris : 4

Il n’a absolument rien eu à faire. Alors il a décidé de se donner lui-même du travail en ratant sa sortie en fin de match même si sa faute est loin d’être évidente (90e). Il a encaissé son 14e penalty consécutif avec les Bleus. Un exercice qui ne le met décidément pas en valeur.

Benjamin Pavard : 6

Les Bleus se sont appuyés sur sa complicité avec son compère du Bayern, Kingsley Coman. Ses deux-là se trouvent les yeux fermés et leur entente a ouvert des boulevards à l’équipe de France. Très serein dans ses interventions, ce qui ne fut pas toujours le cas en sélection, Pavard a sorti quelques patates chaudes sur les rares incursions albanaises.

En bref : Solide, sérieux, serein.

Raphaël Varane : 7,5

Défensivement, il n’a pas été débordé même s’il a pris tout ce qui se présentait dans les airs. Ce n’est pas une nouveauté. En revanche, et on lui a assez souvent reproché ici pour ne pas s’en féliciter aujourd’hui, il a rayonné dans ses relances. Lui qui n’a jamais délivré la moindre passe décisive en 58 sélections, a d’abord offert une merveille de caviar dans l’espace à Coman pour l’ouverture du score puis sa transversale a tout déclenché sur le deuxième but des Bleus.

En bref : Le quarterback des Bleus.

Clément Lenglet : 5

Seulement deux sélections au compteur mais il a déjà tout compris. Lenglet joue avec l’assurance de celui qui sait que rien ne peut lui arriver. Une grosse sérénité mise à mal dans les derniers instants de la rencontre : pris dans son dos sur l’action qui amène le penalty albanais, il a exposé son gardien. A son crédit une transversale fantastique pour Hernandez sur l’action qui amène le penalty. Une passe décisive qui n’en porte pas le nom.

En bref : Une seule erreur. Dommage.

Lucas Hernandez : 7

Ce n’est pas que nous avions trouvé le temps long en son absence (onze mois tout de même). Lucas Digne et Ferland Mendy avaient beau avoir assuré un intérim correct, rien ne vaut Lucas Hernandez et il l’a encore prouvé ce samedi. Omniprésent en attaque, le meilleur passeur des Bleus en 2018 a encore offert un caviar à Giroud avant de provoquer un penalty dans son plus pur style de guerrier. Côté face, un couloir qu’il a un peu moins bien tenu que d’habitude. Il a souffert face à la vivacité d’Hysag notamment avant la pause.

En bref : Onze mois d’absence, c’était long…

Remplacé par Lucas Digne (80e)

Blaise Matuidi : 6

Ce n’était pas un match de guerrier, pas un match pour faire briller Matuidi. L’emprise des Bleus était telle et l’influence du milieu de la Juve forcément réduite. Mais Matuidi a fait le job avec sérieux dans les duels et même tenté quelques ouvertures par-dessus la défense. En l’absence de Kanté, il devait être l’ange gardien de sa défense. Mission réussie.

En bref : Rien à lui reprocher.

Corentin Tolisso : 5,5

Il a démarré sur un gros rythme avec une vraie facilité dans le jeu long. Sa simplicité fait du bien. Mais il a perdu de l’influence à mesure que le danger s’est exporté sur les ailes des Bleus. Flanqué de Matuidi, il aurait pu prendre plus de risque.

En bref : Après un an d’absence, il a joué la sécurité.

Kinglsey Coman : 8,5

Il est facile de comprendre pourquoi Deschamps l’aime tant et lui maintient sa confiance malgré son physique chancelant. Voilà le genre de match qu’est capable de faire un Coman en pleine possession de ses moyens. Bien sûr, son doublé en dit beaucoup : d’abord un appel parfait grand conjugué à un grand sang-froid devant le but (8e), puis cet enchainement à la vitesse de l’éclair sur la dernière réalisation française (68e). Mais Coman, c’est aussi des différences énormes sur chaque prise de balle ou presque. Dans un pur style d’ailier qui rend service dans un onze qui affiche souvent complet dans l’axe.

En bref : Du feu sous les semelles, de la dynamite dans les cuisses : Coman, l’ouragan.

Remplacé par Jonathan Ikoné (77e), buteur pour sa première sélection. Un acte de naissance plein de culot.

Kingsley Coman

Kingsley ComanGetty Images

Thomas Lemar : 5,5

Son début de match assez neutre a tranché avec les enchainements soyeux de Coman ou les orientations précises de Griezmann. Mais sa belle combinaison avec Griezmann (21e) a lancé sa rencontre. Il a trop peu tenté d’apporter de la vitesse ou de provoquer en un contre un. Malgré tout, sa complicité avec Griezmann est un vrai atout.

En bref : Il doit gagner en épaisseur.

Remplacé par Nabil Fekir (84e), passeur décisif quelques secondes après son entrée en jeu.

Antoine Griezmann : 6,5

Alors bien sûr, son penalty raté gâche un peu l’ensemble. Mais comment ne pas retenir son influence monstrueuse sur le jeu des Bleus. Sur le but de Giroud, sa déviation est décisive. Sur le troisième, son centre atterrit dans les pieds de Coman. Il aère le jeu, voit tout avant tout le monde et permet à chacun de jouer sa partition. Il aurait mérité d’y aller de son but notamment sur cette action de grande classe après des prises d’appui sur Lemar et Giroud (55e).

En bref : Formidable chef d’orchestre.

Olivier Giroud : 6

Encore un but. Son huitième lors des neuf derniers matches au Stade de France. Giroud est une machine à scorer et il l’a encore prouvé samedi. Plus à l’aise que d’habitude dans le petit jeu, à l’image de sa belle remise pour Griezmann (55e), il est davantage à l’aise avec un vrai ailier comme Coman qui le sert en munitions devant le but et pas forcément dos à celui-ci.

En bref : Avec Giroud, c’est souvent carré.

Olivier Giroud lors de France-Albanie / Qualifications Euro 2020

Source: Eurosport,

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